Rapport du safari photo en Afrique du Sud en septembre 2019

Du 13 au 22 septembre dernier, j’ai animé un safari de photographie dans le parc national Kruger en Afrique du Sud. C’était le cinquième safari que j’y animais et mon sixième passage dans le parc.

Léopard, Afrique du Sud, septembre 2019

500mm f/4 II + 1,4x; 1/800, f/5,6, ISO 1250

Main levée depuis le véhicule safari

Photo: Daniel Dupont

En six voyages dans le parc, c’est la première fois que je photographie un Léopard aussi dégagé. Ils se retrouvent généralement dans des arbres plus éloignés de la route et cachés sous le feuillage.

Les cinq participants ont tous eu de multiples occasions de photographier plusieurs mammifères de l’Afrique, ainsi que cinq fois le « Big Five » : le Lion, le Léopard, le Buffle, l’Éléphant et le Rhinocéros. J’ai réalisé 14 500 photos en 10 jours de safari. Nous avons photographié 31 espèces de mammifères et 79 espèces d’oiseaux, ainsi que le Crocodile du Nil.

Guépard, Afrique du Sud, septembre 2019

500mm f/4 II + 1,4x; 1/1000, f/5,6, ISO 1000

Main levée depuis le véhicule safari

Photo: Daniel Dupont

Nous avons fait la rencontre d’un couple de Guépards qui était en chasse en bordure de l’un des chemins de terre qui sillonnent le parc. Nous les avons suivis sur environ 500 mètres et nous avons réussi plusieurs photos de leur démarche pour le moins féline.

Nous avons eu la chance d’observer des espèces rares comme l’Hippotrague noir (population de moins de 50 individus dans le parc), le rhinocéros noir (la population n’est pas quantifiée dans le parc, mais possiblement moins de quelques centaines d’individus), le Cobe des montagnes (population estimée à moins de 150 dans le parc), le Nyala (population estimée à moins de 150 dans le parc).

Nous avons aussi observé cinq Léopards dont la population dans le parc est estimée à moins de 200 et le Guépard (population estimée à moins de 120 dans le parc).

Nous avons observé quelques espèces d’oiseaux plus rares, comme l’Autruche (population estimée à moins de 25 oiseaux dans le parc), le secrétaire (population estimée à moins de 25 dans le parc) et le Touraco à huppe splendide.

Touraco à huppe splendide, Afrique du Sud, septembre 2018

100-400mm f/4,5-5,6 II; 1/800, f/5,6, ISO 400.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo: Daniel Dupont

Lorsque nous avons aperçu le Touraco en vol, nous avons tous été impressionnés par les couleurs de son plumage. Le couple s’est posé dans un arbre près de nous dans un village d’hébergement et nous avons pu l’approcher pour le photographier.

C’était ma sixième visite et j’y ai maintenant passé 73 jours en safari photo. J’ai donc une bonne connaissance des régions à visiter de cet immense parc, qui fait 60 par 350 km. Nous avons patrouillé des régions fréquentées par les touristes, mais aussi des secteurs plus éloignés où nous ne rencontrions pratiquement personne.

La météo a été clémente, mais le mercure était élevé : nous avons eu trois journées de 42°C. Les journées les plus fraîches, le mercure était d’environ 30°C, dont les matinées à environ 10°C.

Chacal à flancs noirs, Afrique du Sud, septembre 2019

100-400mm f/4,5-5,6 II; 1/800, f/5,6, ISO 400.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo: Daniel Dupont

Nous avons croisé quelques Chacals pendant le safari photo. Celui-ci courait en bordure de l’un des chemins de terre où nous avons roulé dans le parc.

Nous consacrons généralement les premières heures de la journée à la recherche de prédateurs et par la suite, nous portons une plus grande attention aux oiseaux. La magie de ce parc est de ne jamais savoir ce que nous trouverons au prochain détour de la route.

Jacana d’Afrique, Afrique du Sud, septembre 2019

500mm f/4 II + 1,4x III; 1/1250, f/5,6, ISO 500.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo: Daniel Dupont

Nous avons photographié plus de 80 espèces d’oiseaux, dont ce Jacana d’Afrique. Cette espèce est présente à quelques points d’eau dans le parc.

Comme lors de toutes les formations, j’ai porté une attention particulière aux détails de la structure des images afin d’obtenir des compositions plus épurées, sans que des éléments de l’arrière-plan nuisent à l’esthétisme des photos.

Pygargues vocifères, Afrique du Sud, septembre 2018

500mm f/4 II + 1,4x III; 1/1600, f/5,6, ISO 400.

Main levée depuis le camion safari

Photo: Daniel Dupont

Le Pygargue vocifère est comparable en dimension et poids à notre Pygargue à tête blanche. Nous avons eu la chance de photographier la pariade d’un couple qui semblait se courtiser.

En employant le mode d’exposition manuel, nous avons obtenu des détails dans le plumage de la tête des deux oiseaux, sans que le ciel gris pâle ne soit surexposé ou sous-exposé.

Une partie de l’enseignement a aussi porté sur la compréhension du mode manuel d’exposition. Nous avons aussi porté une attention particulière à la lecture de l’histogramme. Selon la scène photographiée, j’indiquais dans quelles colonnes devaient se retrouver le ou les pics de l’histogramme. Si vous avez de la difficulté à bien comprendre la dernière phrase, je vous recommande de vous inscrire au cours : Comprendre et saisir la lumière.

J’animerai cette formation dans la région de Québec le 9 novembre AM et à Montréal le 16 novembre AM. Cette formation vous aiderait à bien gérer la lumière et à éliminer les longues heures de travail à l’ordinateur. En ajustant adéquatement l’exposition à la prise de vue, vous obtiendrez des images plus lumineuses et plus attrayantes.

Hippopotames, Afrique du Sud, septembre 2019

500mm f/4 II + 1,4x III; 1/1600, f/5,6, ISO 400

Main levée depuis le camion safari

Photo: Daniel Dupont

L’Hippopotame est l’animal responsable du plus grand nombre de morts en Afrique. Si une personne s’aventure en bordure de son point d’eau, il peut sortir de l’eau et le pourchasser.

Nous avons assisté à des combats entre plusieurs hippopotames mâles immatures qui semblaient tenter de prouver lequel était le plus puissant.

Selon moi, il est aussi plus pratique et plus intéressant de réaliser la bonne composition des images dès la prise de vue plutôt qu’à l’ordinateur. Les résultats sont alors plus gratifiants et vous profitez de la résolution maximale de votre boîtier.

L’image suivante n’a pas été recadrée sur l’ordinateur. Je vous présente le cadrage original, ce qui est le cas pour la majorité des photos que je publie.

Pour améliorer vos cadrages, je vous invite à vous inscrire au cours : Les structures de l’image. J’animerai cette formation dans la région de Québec le 9 novembre en PM et à Montréal le 16 novembre en PM.

Rhinocéros blanc, Afrique du Sud, septembre 2019

500mm f/4 II + 1,4x III; 1/1600, f/5,6, ISO 400.

Main levée depuis le camion safari

Photo: Daniel Dupont

Les rhinocéros blancs sont malheureusement traqués par des braconniers qui sont intéressés par leurs cornes. Celles-ci auraient supposément un effet salvateur pour les Asiatiques vieillissants.

Les difficultés qu’ils rencontrent sont aussi reliées à leur taux de reproduction. Les jeunes demeurent avec la femelle pendant 4 ans avant d’être en mesure d’affronter les rigueurs de la savane. La femelle ne peut donc avoir qu’un jeune aux quatre à cinq ans.

Nous avons photographié celui-ci en bordure d’une digue qui nous permettait d’être pratiquement à la hauteur de l’animal.

Girafe, Afrique du Sud, septembre 2019

500mm f/4 II + 1,4x III; 1/1600, f/5,6, ISO 400.

Main levée depuis le camion safari

Photo: Daniel Dupont

La girafe est la plus vulnérable aux attaques des Lions lorsqu’elle boit. Elle doit alors écarter les pattes avant afin d’atteindre l’eau. Nous avons photographié des Girafes et des Éléphants pratiquement tous les jours, les deux espèces étant omniprésentes dans le parc.

Coucher de soleil, Afrique du Sud, septembre 2019

100-400mm f/4,5-5,6 II @ 263mm; 1/1600, f/5,6, ISO 500.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo: Daniel Dupont

Lorsque j’ai aperçu ce Pygargue vocifère perché en bordure de la route, j’ai immédiatement pensé faire une photo en silhouette avec le soleil. Employez la visée arrière afin de protéger vos yeux de la puissance des rayons du soleil. Assurez-vous aussi de sélectionner une ouverture de f/16 ou f/22.

Secrétaire, Afrique du Sud, septembre 2019

100-400mm f/4,5-5,6 II @ 400mm; 1/1000, f/8, ISO 400.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo: Caroline Beaulieu

J’animerai à nouveau un safari photo du 21 au 30 septembre 2020. Il reste actuellement 4 places de disponibles.

Si vous êtes intéressé par ces safaris consacrés à la photo, je vous invite à communiquer avec moi.

daniel@danieldupont.ca

Sur ma page Facebook, j’ai aussi publié d’autres photos prises pendant le safari. Si vous n’êtes pas membre de Facebook, vous pourrez voir les photos en utilisant le lien suivant : http://on.fb.me/YRG525

De gauche à droite :

Dans le camion : Marien Banville, Colette B. Forest, Caroline Beaulieu.

Debout : Jean Gouin, Bernard Legault, Lise Lanouette, moi-même et notre guide et chauffeuse, Jeaneth.

Voici des commentaires et des photos prises par les participants et participantes au Safari photo dans le parc Kruger 2019.

Lion immature, Afrique du Sud, septembre 2019

100-400mm f/4,5-5,6 II @ 310mm; 1/800, f/5,6, ISO 2000

Main levée depuis le véhicule safari

Photo : Marien Banville

Quel beau Safari photo, inoubliable immersion dans la nature sauvage du parc Kruger, des surprises tous les jours. J’ai eu le plaisir de prendre de magnifiques photos et de vivre 15 jours extraordinaires avec des compagnons et des compagnes d’aventure.

J’ai beaucoup appris avec Daniel.

Marien Banville

Girafes , Afrique du Sud, septembre 2019

100-400mm f/4,5-5,6 II @ 100mm; 1/1600, f/5,6, ISO 400

Main levée depuis le véhicule safari

Photo : Jean Gouin

L’atelier photo de Daniel Dupont dans le parc Kruger en Afrique du Sud est un must. Daniel a développé, au fil des années, une expertise terrain de la faune aviaire et animale sans précédent.

Ses conseils avisés et sa générosité à les prodiguer sont une qualité rare. Nous avons été guidés de main de maître par Daniel ce qui nous aura permis  de comprendre la qualité, la quantité et la diversité de la vie animale, aviaire, reptilienne et amphibienne que recèle le parc Kruger. On ne peut oublier un tel voyage que l’on vit avec une intensité sans pareille.

La camaraderie de notre groupe était géniale et ces personnes que je ne connaissais pas au départ sont devenues des amis avec qui je partagerai des souvenirs d’une très belle escapade photographique.

Jean Gouin

Ouette d’Égypte, Afrique du Sud, septembre 2019

150-500mm f/4,5-6,3 @ 401mm; 1/1250, f/7,1, ISO 400.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo : Colette B. Forest

Avoir pris la décision de faire partie du groupe de Daniel Dupont photographe a été très bénéfique pour moi. Réaliser un rêve en Safari avec un professeur à temps plein qui nous permet de s’améliorer sur le champ à chaque jour dans de multiples éclairages.

Daniel est très généreux de ses conseils qui nous donne la possibilité de réaliser de très beaux souvenirs photographiques. Si vous avez envie d’apprendre et de vivre une belle aventure, je peux vous dire qu’avec Daniel vous serez satisfait en tous points sur son organisation et ses connaissances sur les sujets.

Merci Daniel pour cette aventure inoubliable en Afrique du Sud.

Amicalement Colette B. Forest

Buffle, Afrique du Sud, septembre 2019

70-300mm f/4,5-5,6 @ 300mm; 1/800, f/5,6, ISO 1600.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo : Lise Lanouette

Une inscription tardive qui a valu la peine. De nombreux apprentissages, première expérience de la photographie animalière, résultats intéressants. Tout cela en excellente compagnie.

Comme toujours avec Daniel, un excellent accompagnement, des conseils adaptés à notre niveau en photographie.

Merci encore Daniel.

Lise Lanouette

Rhinocéros blanc , Afrique du Sud, septembre 2019

200-500mm f/5,6 @ 300mm; 1/800, f/5,6, ISO 1600.

Main levée depuis le véhicule safari

Photo : Bernard Legault

Dès l’automne 2017, j’ai réservé pour participer à cet atelier qui me permettrait de réaliser un rêve de jeunesse. Cette attente en valait la peine.

Comme toujours, ta préparation nous permet à tous d’améliorer notre technique et de réaliser de meilleures photos. Tu sais répondre aux questions de chacun peu importe leur niveau et tu t’assures, à chacun des arrêts, que tous puissent réaliser correctement ses photos.

Cet atelier est exigeant, mais tu nous fais sortir des sentiers généralement parcourus par les safaris plus « touristiques ». Ceci nous permet d’observer et de photographier des animaux et des oiseaux moins importants dans le parc.

Je termine par une petite note écrite durant le voyage : « Après quelques heures à sillonner la savane, sur des routes de terre asséchées, sous un soleil de plomb à plus de 400C, il est difficile de décrire la sensation éprouvée lorsque l’on reçoit l’information indiquant la présence d’un léopard se reposant à l’ombre sur le bord de la route à moins d’un kilomètre. Arrivé sur place, il est là peinard, et nous sommes pratiquement seuls à quelques mètres. C’est là que les rafales commencent… »

On se retrouvera dans un prochain atelier. Bernard Legault

Une réflexion sur « Rapport du safari photo en Afrique du Sud en septembre 2019 »

  1. Hello a vous tous,

    Photos extraordinaires que vous nous avez envoye! Merci!
    J’aimerais avoir la chance de voyager ainsi, peut-etre qu’un jour je pourrai, mais il faut que se soit bientot!! Ha!

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